Première journée aux Jeux Olympiques
Dimanche soir, 17 août, bilan d’une première journée aux Jeux Olympiques. Bruxelles-Pékin-Qindao-Pékin: quatorze heures d’avion et trois impressions qui s’imposent: de l’eau et encore de l’eau, de la fierté et de la hargne.
L’eau d’abord. J’avais, pour les skippers Evi, Carolijn et Sebastien, spécialement emporté la pluie et le vent du pays. Eh bien, il pleuvait à seaux au-dessus de la belle baie de Qindao sur la mer Jaune. Et, après nous avoir annoncé une forte houle, le vent a même rendu malade la charmante guide chinoise qui nous accompagnait en bateau, Le soir, dans le Nid d’oiseau (surnom du stade de Pékin), le taux d’humidité avoisinait les 90<TH>% d’humidité. Déjà, Lieselot avait grelotté dans l’épreuve cycliste pour dames sur route. Et à mon grand regret, pas d’imperméable dans les valises!
La fierté ensuite. Chez le personnel de bord des Hainan Airlines, chez les dizaines de milliers de collaborateurs bénévoles, chez tous les Chinois que nous rencontrons. Les Jeux Olympiques, pour la Chine, représentent un grand pas en avant. D’un point de vue infrastructures, d’un point de vue ouverture sur le monde mais aussi pour l’amour-propre de plus d’un milliard de personnes. Bien que je ne veuille être ni aveugle ni sourd face devant certaines zones d’ombre, les Jeux sont clairement un projet qui rencontre l’implication de larges couches de la population. Fierté brandie à coups de drapeaux. Les Jeux sont aussi, tous les quatre ans, une grand-messe pour la solidarité nationale. Fierté et chauvinisme même... Ça ne me gêne pas pour une fois. Une petite blague hollandaise sur les Belges sans médaille: si seulement les Diables rouges pouvaient venir à bout des Nigérians, nous en gagnerions onze d’un coup!
La hargne enfin. Sûrement présente dans toute la délégation belge. L’enthousiasme est partout. Chez nos athlètes, naturellement. J’ai apprécié ma conversation avec Evi Van Acker. Elle bouillait intérieurement à cause de régates remises pour des raisons discutables. Evi, 22 ans seulement et déjà deux fois championne d’Europe de voile. Un sport réservé aux caractères bien trempés, qui réclame stratégie et tactique; un sport très exigeant dans lequel la tête et les muscles doivent travailler de concert.
Mes félicitations à Evi, à son coach Wil et au coordinateur Luc. Et, plus largement, à tous les athlètes, accompagnateurs, familles et supporters. Et pour tous ceux qui suivent cela à la maison: sachez que l’honneur de notre pays sera bien défendu. Et que les médailles suivront!