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Discours de Yves Leterme à la conférence ICT à Bruxelles

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Discours de Yves Leterme à la conférence ICT à Bruxelles

  • Discours
  • Innovation

27/09/2010


Mesdames et Messieurs,

Ces deux dernières années, les pays européens ont mis une bonne dose d’énergie et d’argent au service de la stabilisation des marchés financiers et de la lutte contre la crise mondiale. Une large part de cet effort de stabilisation n’a pu voir le jour que grâce à une réponse européenne commune et coordonnée. Ces interventions rapides et ciblées ont, pendant un bref moment, éloigné notre attention des défis à long terme auxquels l’Europe fait face : la mondialisation accrue de l’économie, la rareté des ressources et le vieillissement de la population.

Il n’y a désormais pas de temps à perdre. L’Union européenne doit dès maintenant prendre son avenir en main. La nouvelle stratégie « Europe 2020 » constitue l’instrument le plus précieux sur cette voie. La stratégie offre en effet un moyen concret de laisser la crise derrière nous tout en assurant à l’UE une économie intelligente, durable et inclusive, garante de hauts niveaux d’emploi, de productivité et de cohésion sociale.

Ça paraît banal mais telle est la réalité. Un plus un, ça fait bien plus que deux. Dès que l’on est deux, l’on fait naître un réseau avec des interactions. Ce n’est sûrement pas ici, à cette conférence ICT, que je dois expliquer que la valeur d’un réseau se mesure à la quantité et à la qualité de ses membres connectés. Tel est bien sûr le cas pour tous les types de réseaux TIC (télécommunications, internet, sites de socialisation). Tout nouveau membre et tout membre fournissant de nouveaux services créent des externalités pour tous les autres membres connectés au réseau.

Les externalités de réseau ne sont pas uniquement l’apanage des réseaux TIC. Le monde des hommes politiquespolitiques est confronté à la même réalité. Je puis vous assurer que les autres hommes politiquespoliticiens ici présent ne nieront pas que les réseaux ont joué un rôle important dans l’intérêtpour la réalisation de leurs propres objectifs.

Les réseaux ont cela de positif qu’ilscette caractétistique positive qu’ils rassemblent les personnes, les ressources et les pays, ce qui ceci afin de permettre  permet la concrétisation des idées et des idéaux. L’Union européenne en est le meilleur l’exemple par excellence. L’intensification de la coopération au sein des Etats membres et entre les Etats membres et leurs habitants via l’instauration de réseaux sera capitale pour encouragerafin d’avoir un effet  levier sur les efforts  chacun des de  chaque des Etats membres à produire des efforts en vue de réaliser effectivement les objectifs UE 2020. Je suis convaincu qu’avec toute la bonne volonté du monde et malgré les efforts les plus intenses, les Etats membres ne parviendront pas individuellement à atteindre ces objectifs. , sans Il leur faudra pour ce faire l’action collective de que l’ensemble des Etats membres de l’UE, qui agiraient comme aggissentagissent collectivement comme une Union.

Mesdames et Messieurs,

Le programme de la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne s’ articule plus spécialement autour de l’objectif de croissance durable que les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont fixés.  La Présidence belge se concentrera dans les semaines à venir sur l’examen des sept Initiatives phares annoncées par la  Commission européenne dans le cadre de la stratégie Europe 2020. La stratégie numérique pour l’Europe est déjà publiée et sera amplement discutée ici à Bruxelles. Bruxelles ville-carrefour, au centre de nombreux réseaux européens . Ce n’est donc pas un hasard que la conférence ICT ait lieu à Bruxelles et  j’en suis particulièrement reconnaissant envers les organisateurs.  Je tiens d’ailleurs à remercier tout particulièrement le Ministre Benoit Cerexhe et la Commissaire Neelie Kroes.

Permettez-moi d’aborder un thème qui me tient à cœur. L’Europe manque de projets industriels communs, de projets emblématiques et mobilisateurs, comme l’étaient et le sont par exemple Ariane, les trains à grande vitesse ou Airbus.

Il ne s’agit pas là seulement de symboles et de prestige, mais de notre prospérité et de création d’emplois. La stratégie numérique pour l’Europe peut et doit selon moi, devenir un de ces grands projets.

J’appelle donc à une mise-en-œuvre rapide et totale de la stratégie numérique pour l’Europe afin de créer un cercle vertueux où les technologies d’information et de communication  dynamisent l’économie de l’Union Européenne.  Il faut pour cela que des services attractifs soient proposés dans un environnement en ligne, sans frontières. Une demande accrue de ces services entraînera une demande d’accès à l’internet de plus en plus performante, qui à son tour stimulera des investissements dans des réseaux encore plus rapides. Lorsque ces réseaux  seront mis en place et utilisés à grande échelle, ils ouvriront la voie à des services encore plus innovants. Voilà le cercle vertueux et la dynamique que nous ambitionnons.

Mesdames et Messieurs,

Les médias mettent surtout en lumière deux des sept priorités de l’ « Agenda numérique » : la réalisation d’un marché numérique unifié et l’assurance dans toute l’Europe d’un accès à l’internet bien plus rapide (100 Megabyte par seconde).  Il s’agit en effet des deux priorités les plus concrètes de l’Agenda numérique et personne ne peut douter de leur importance.

Toutefois, je tiens à préciser ici que l’Agenda la stratégie numérique pour l’Europe se compose de sept priorités qui, selon moi, sont d’égale valeur. C’est pourquoi il est bon que les organisateurs de cette conférence attirent surtout l’attention sur deux autres priorités, à savoir l’amélioration de la culture numérique, des compétences numériques et de l’inclusion numérique d’une part et le recours aux TIC pour lutter contre les problèmes sociétaux tels que le changement climatique d’autre part. L’augmentation des coûts des soins de santé et le vieillissement entrent ici en ligne de compte.

Sans une amélioration notable de la culture numérique, des compétences numériques et de l’inclusion numérique, un grand nombre de citoyens resteront en marge de la société et de l’économie numériques. Rester les bras croisés revient à c’est tout autant entretenir la fracture e profond fossé numérique qui sépareen actuellement l’Europe. La suppression de la fracture u fossé numérique est la priorité absolue si nous voulons créer la masse critique indispensable pour profiter pleinement de la valeur ajoutée potentielle des (réseaux) TIC. Je suis convaincu que le succès de la’ « Agenda stratégie numérique » dépendra de sa capacité à réaliser l’inclusion numérique. 

A son tour, le succès de l’a« Agenda stratégie numérique » déterminera pour une large part celui de la stratégie « Europe 2020 ». Sans des réseaux et des services TIC de qualité, accessibles à tous et riches en contenu, l’Europe ne pourra s’ériger en une économie de la connaissance.

Je suis dès lors persuadé que ces nouveaux réseaux et services TIC doivent engendrer des relations plus intenses entre les Etats membres et tous les citoyens de l’Union européenne. C’est ainsi qu’ils établiront le réseau ou le cadre pouvant accueillir les fondations de l’Union européenne, de l’économie et de la société de demain. 


Je vous remercie.

 

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