Avec Katyusha à Calpe - mardi
Mardi, journée calme. Longue étape pour les coureurs : six heures de vélo. Moi, je fais un tour d’un peu plus de deux heures. Je fais une légère chute, mais rien de grave. Pendant que les coureurs sont encore en route, j’ai le temps pour vister Calpe. Je rencontre beaucoup de Belges. A cause des liaisons aériennes améliorées et moins chères le nombre d’hivernants est grand. Beaucoup de gens viennent me parler. Calpe même est assez grande, mais doit sa beauté surtout à la mer et les plages. Il y a bien des restants d’un riche passé, mais les ruines et les belles façades en question sont refoulées par les innombrables blocs d’appartements. Un homme local du secteur horeca ne cache pas sa prédilection pour les Belges. Il les préfère clairement aux Anglais et aux Allemands. Je lui demande quelques explications sur les panneaux bilingues. Il s’avère qu’il existe un statut légal pour la langue valencienne qui ressemble fort au catalan.Dans l’après-midi je rencontre aussi quelques compatriotes de 18 ans qui sont venus ici, à l’instar de leurs idoles, pour préparer la saison. Je rentre à l’hôtel au même moment que les coureurs. Nous bavardons un peu. D’Obama, du bras blessé de McEwen, et de … la condition. Beaucoup de ces coureurs connaissent notre pays. Mikhailov et Ivanov y habitent depuis très longtemps et parlent le néerlandais couramment. Pozzato me demande pour prendre une photo ensemble et me parle avec beaucoup d’espoirs des « classiques des pavés ». Colom, un aimable Espagnol, me dit qu’il fera le maximum pour gagner Paris-Nice. Enfin, l’ambiance est bonne. Maxime se sent bien aussi, mais il boude quand même un peu à cause d’un petit mal au pied; la cicatrice d’une opération qu’il a subie cet hiver lui cause du mal dans ses nouvelles chaussures. Ce sont les soucis des hommes sportifs de haut niveau. Ils sont tous en superforme. Le Hongrois Laszlo Bodrogi, qui vient d’adopter la nationalité française, est l’exception dans ce groupe de 27 coureurs. Il fait de la rééducation fonctionnelle après une lourde chute. Il a encore de la peine pour marcher. Néanmoins il veut être prêt pour le mois de mai. Ce sont de gars tenaces.Le soir au repas les histoires de Jef, qui nous raconte tout sur sa carrière de 40 ans, causent une ambiance joyeuse. Mais nous ne tardons pas. A 22.30 heures au lit. Surtout les coureurs vont bien dormir après un si lourd entraînement.
A demainYves
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