Un agenda commun : de la crise à la croissance
19/03/2010
La politique socio-économique domine plus que jamais l’agenda politique des gouvernements dans le monde entier. Notre pays a également été frappé par la crise financière et économique. Et, bien que la perspective d’une croissance prudente se dessine, il convient de rester vigilant. Parallèlement, il faut dès maintenant élaborer une stratégie visant la relance structurelle et la croissance durable après la crise.
Fin 2008, la crise dans le secteur bancaire a ébranlé l’ordre économique dans de nombreux pays du monde. En Belgique, les banques ont pu être sauvées grâce à l’intervention énergique du gouvernement. Cela n’a pas empêché la confiance des consommateurs de s’effondrer chez nous également, engendrant une crise économique. Grâce aux plans de relance et aux mesures anticrise prises par les différents gouvernements, notre pays traverse finalement bien la crise jusqu’à présent. Nous traversons aujourd’hui la phase la plus difficile, qui voit nombre d’emplois menacés et disparaître. Ces pertes d’emplois pourront peser lourd sur la croissance durant les années à venir.
À l’image des différents gouvernements qui ont fourni les efforts nécessaires pour lutter contre la crise, nous devons à présent opérer la transition d’une politique anticrise vers une relance structurelle, passer de la crise à la croissance. Ceci fait l’objet d'un agenda commun – partagé par les partenaires sociaux – parce que l’objectif poursuivi est le même : le renforcement durable de notre Etat-providence socioéconomique. Une harmonisation de la politique de ces différents niveaux de pouvoir est non seulement nécessaire pour renforcer la politique de chacun, mais il s’agit en outre d’une exigence européenne dans le cadre de la stratégie UE 2020.
Lors d’une réunion conjointe de tous les gouvernements, un agenda BE2020 est mis en place aujourd’hui. Il s’articule autour de cinq axes :
Ces axes ont des incidences les uns sur les autres et constituent un tout. Cet ensemble fournit la contribution belge nécessaire aux ambitions européennes visant
Ces objectifs devraient être traduits vers la fin de juin en objectifs nationaux et régionaux.
L’agenda commun sera développé dans les semaines et les mois à venir au travers d’un certain nombre de dossiers concrets. Aujourd’hui ont été discutés quelques dossiers qui pourraient entrer en ligne de compte.
Pour le suivi ultérieur et la réalisation de ces dossiers de coopération dans le cadre des stratégies UE 2020 et BE 2020, le comité d’accompagnement de la Stratégie de Lisbonne jouera désormais un rôle central. Le comité fera régulièrement rapport au Comité de Concertation pour les contacts avec la Commission européenne, la détermination des objectifs et la sélection des dossiers de coopération et le contrôle des avancées en la matière.
Les différents gouvernements se réuniront à nouveau aux moments appropriés afin de préciser, d’élaborer et d’évaluer la stratégie et les avancées des dossiers de coopération.