Le sursaut de croissance représente une aubaine budgétaire
12/02/2010
Le Conseil des ministres a discuté aujourd’hui des perspectives du Bureau fédéral du Plan. Selon le Premier ministre Yves Leterme et le vice-Premier ministre Guy Vanhengel, la croissance annoncée de 1,4 pour cent représente une aubaine pour le budget. Ces chiffres encourageants les renforcent dans la conviction que la voie de l’orthodoxie budgétaire empruntée par le gouvernement est la bonne à suivre.
Dans ses prévisions, le Bureau fédéral du Plan relève le taux de croissance économique pour cette année de 1,1 à 1,4 pour cent. Ces nouvelles perspectives forment la base du premier contrôle budgétaire de 2010 qui aura lieu le moins prochain.
Lors de la confection du budget pluriannuel plus tôt cette année, le gouvernement fédéral s’est basé sur une croissance de 1,1 pour cent en 2010 et de 1,7 pour cent en 2011. Le Bureau du Plan confirme les prévisions de l’année prochaine mais relève le taux de croissance de cette année à 1,4 pour cent, ce qui revient donc à 1 point de pourcentage de plus que lors de ses dernières prévisions émises en septembre, au moment de la confection du budget pluriannuel 2010-2011.
Si l’on compare ces chiffres à ceux du pacte de stabilité déposé fin janvier à la Commission européenne, la croissance sera donc plus importante de 0,3%. L’objectif ambitieux visant à atteindre l’équilibre en 2015 et à ramener au minimum le déficit à 3% en 2012 s’en trouve dès lors renforcé. De meilleures perspectives économiques permettront également d’aider à une réduction plus rapide du déficit budgétaire et à une amélioration de la confiance en les finances publiques belges.
Le gouvernement souligne encore que les recettes plus importantes issues de l’amélioration des perspectives de croissance seront entièrement affectées à l’assainissement des déficits budgétaires courants. C’est la raison pour laquelle ce sursaut de croissance représente une aubaine pour le budget.
Le gouvernement renoue dès lors avec une politique saine « d’orthodoxie budgétaire », où l’estimation des recettes est plutôt basse tandis que les dépenses sont évaluées à un niveau supérieur.
Rien n’indique toutefois que l’on puisse se montrer euphorique. En effet, ces chiffres encourageants doivent nous renforcer dans l’idée que la manière adoptée est la bonne.
La traduction de cette croissance en perspectives budgétaires concrètes ne pourra se faire qu’à l’issue du contrôle budgétaire dont la phase de préparation technique se déroulera du 22 février au 11 mars de cette année.